Les Maasaï sont le peuple le plus connu d’Afrique de l’Est, et lors d’un safari dans le nord de la Tanzanie vous les croiserez partout : menant leur bétail dans les plaines au pied du Kilimandjaro, marchant sur le bord du cratère du Ngorongoro dans leurs shukas rouges et bleues, vendant leurs perles au marché de Mto wa Mbu. Ils vivent dans le nord de la Tanzanie et le sud du Kenya et parlent le maa, une langue nilotique ; la plupart parlent aussi swahili.
Le bétail au cœur de la vie
La vie maasaï traditionnelle tourne autour du bétail, qui est la richesse d’une famille, sa nourriture et la mesure de son rang. Le lait est l’aliment quotidien ; la viande est réservée aux grandes occasions, et le sang mêlé au lait se boit lors des cérémonies. Les troupeaux suivent les pluies à la recherche de nouveaux pâturages, et la plupart des familles élèvent aussi chèvres et moutons. Aujourd’hui, beaucoup de Maasaï cultivent, font du commerce ou travaillent en ville, mais le bétail reste au cœur de la culture.
Le village
Une famille vit dans un enkang, un ensemble de maisons basses et arrondies que les femmes construisent avec une armature de perches enduite de boue et de bouse. Les maisons forment un cercle à l’intérieur d’une clôture de branches d’acacia épineuses, et la nuit le bétail est rentré au centre, à l’abri des lions et des hyènes.
Les classes d’âge et les guerriers
Les hommes avancent dans la vie par classes d’âge : les garçons initiés ensemble restent liés pour toujours. Jeunes hommes, ils deviennent ilmurran, les guerriers, qui défendaient autrefois les troupeaux et portent encore la lance et de longs cheveux teints à l’ocre rouge. Trois cérémonies jalonnent ce parcours, reconnues en 2018 par l’UNESCO comme patrimoine nécessitant une sauvegarde urgente : l’Enkipaata, qui prépare les garçons à l’initiation ; l’Eunoto, où les mères rasent la tête de leurs fils et où les guerriers deviennent de jeunes aînés ; et l’Olng’esherr, la cérémonie de la viande qui ouvre la voie au statut d’aîné. Lors de l’Eunoto, les jeunes hommes exécutent l’adumu, la célèbre danse sautée, bondissant à la verticale pendant que les autres chantent.
Étoffes rouges et perles
Les Maasaï sont connus pour la shuka, une étoffe rouge ou à carreaux drapée autour du corps, et pour leurs perles. Les femmes fabriquent colliers, boucles d’oreilles et bracelets, et l’on dit souvent que les couleurs ont un sens : le rouge pour la bravoure et le sang du bétail, le bleu pour le ciel et la pluie, le blanc pour le lait et la paix, le vert pour l’herbe et la terre. Les bijoux indiquent l’âge, le rang et le statut marital.
Croyances
Les Maasaï croient en un Dieu unique, Enkai, qui a deux natures : le dieu noir de la pluie et de l’abondance, et le dieu rouge de la sécheresse et de la colère. Des chefs spirituels, les laibon, conseillent pour les cérémonies et passent pour prédire l’avenir.
Les Maasaï et le Ngorongoro
L’aire de conservation du Ngorongoro a été créée en 1959 comme une terre partagée entre la faune et les éleveurs maasaï, contrairement aux parcs nationaux tanzaniens, où personne ne peut vivre. Des familles maasaï y font toujours paître leur bétail, et vous les croiserez souvent sur la route du cratère.
Rencontrer les Maasaï avec nous
Lors de nos safaris, vous pouvez marcher dans les plaines avec des guides maasaï, découvrir comment ils utilisent les plantes de la brousse, vous essayer au lancer de lance avec les guerriers et visiter un village, dans la région du Kilimandjaro Ouest ou près du cratère du Ngorongoro. Notre balade à vélo au Kilimandjaro Ouest se termine au village culturel maasaï d’Olpopongi.
Galerie
Questions fréquentes
Puis-je photographier les Maasaï ?
Demandez toujours d’abord. Lors d’une visite culturelle, les photos sont généralement bienvenues ; au bord de la route, il est poli de demander, et certaines personnes peuvent demander une petite somme.
Quelle langue parlent les Maasaï ?
Le maa, une langue nilotique. La plupart parlent aussi swahili, et beaucoup de jeunes parlent anglais. Pour saluer : « Sopa ».
Où rencontrer les Maasaï en safari ?
Autour du cratère du Ngorongoro, au Kilimandjaro Ouest et dans les plaines près d’Arusha et de Mto wa Mbu. Nous organisons les visites avec la communauté et un guide local.